Mohammed Mjid

Il se présente
Je suis né à Safi, marié et père de deux enfants. Que pourrais-je dire pour me présenter ? Ce que j’ai fait finalement n’intéresse personne. Mais je dois dire que tout au long de ma vie, j’ai dû accomplir plusieurs missions. Que ce soit en tant qu’enfant, en tant que jeune adolescent, en tant qu’adulte ou encore en tant que vieux. D’ailleurs, ce sont ces missions qui ont fait que je suis arrivé à mes objectifs : les études, le sport et le social. Le social et le sport, j’en ai presque fait ma religion. Dans le social, c’est surtout des contactes avec la population et des problèmes auxquels j’essaie de trouver des solutions. Et dans le sport, c’est plutôt, la recherche et la performance en permanence.

Il parle de son métier

Ce qui me préoccupe vraiment, c’est pouvoir venir en aide à ces jeunes d’aujourd’hui qui seront les adultes de demain. C’est dire à ces jeunes qu’ils ont des potentialités et qu’ils sont capables de faire de belles choses. Il suffit juste de les aider à les exploiter et à lutter contre l’assistant. C’est ce qui m’intéresse le plus et c’est là où je m’implique le plus profondément possible et ce, à travers la Fondation pour la Jeunesse Initiative et le Développement. Avec l’INDH, la Fondation se fixe comme objectif premier de créer des coopératives. Notre but c’est de créer des petits projets qui vont bénéficier aux jeunes du monde rural. Lesquels projets vont leur permettre de se maintenir chez eux et de  redevenir les cultivateurs qu’ils étaient autrefois. Notre objectif, c’est de redonner à cette jeunesse la possibilité de revenir à sa vocation réelle qui est l’agriculture. Pour ce faire, avec l’INDH, on va aider ces jeunes, les former et leur permettre de créer leur propre projet à eux. Voilà ce qui me préoccupe quotidiennement à la Fondation. A noter dans ce cadre que la priorité est donnée à la femme. Parce que celle-ci est travailleuse et honnête. Et quand elle réussit dans son projet, l’homme est obligé de la suivre. Côté sport, j’estime que le sport est une école sociale extraordinaire. Grâce notamment au sport, j’ai vu des jeunes qui étaient presque destinés à la rue et qui ont pu s’en sortir. Puisqu’ils sont arrivés, aujourd’hui, à être des personnalités responsables, avec des situations de responsabilités énormes, aussi bien sur le plan social qu’économique. Il faut dire que le sport est une entreprise politique, diplomatique, sociale et économique. Et je suis ravi d’être dans le tourbillon. J’essaie donc d’accompagner les jeunes et de les encourager à faire du tennis. A la fédération de tennis, j’interviens surtout quand il y a un problème important. Quand il s’agit de relations ou lorsqu’il s’agit de trouver des fonds, mais la gestion quotidienne est confiée aux jeunes techniciens.

Il parle de l’avenir

Je travaille dans la proximité. Je vais dans les quartiers populaires et dans les bleds perdus. A la Fondation, nous avons lancé des projets à Sidi Kacem, avec toute la région d’Ouazzane, à Sraghna, avec toute la zone de Rhamna et à Benslimane. Et bientôt, on lancera d’autres projets de coopératives, notamment à Tiznite et à Taroudant. D’ici fin novembre, nous allons démarrer ces projets de coopératives. Ils toucheront, entre autres, à l’agriculture, l’élevage et à l’artisanat rural. L’objectif c’est d’avoir des coopératives modèles dans ces régions là. Le but étant d’arriver, d’ici fin 2009, à créer 200 coopératives à travers le Maroc. Et je pense qu’on aura réussi à créer, d’ici la fin de l’année, une trentaine de coopératives modèles. Voilà pour les perspectives. Certes il est difficile de combattre la pauvreté. Mais, nous allons essayer d’implanter la richesse là où nous allons, en formant les jeunes, en leur donnant les moyens et en les accompagnant dans leur projet.

Il rêve

A vrai dire, depuis mon tout jeune âge, je ne sais rien faire que ce que je fais actuellement. C’est-à-dire, aider les gens, travailler avec eux, les rencontrer, discuter avec eux, les écouter et surtout leur faire confiance. Je collabore avec les jeunes sur place. Et je fais tout pour faire plaisir aux autres, que ce soit sur le plan médical, sur le plan sportif ou sur le plan social.

Il fait quoi le dimanche
Quand il n’y a pas de compétitions sportives, je reste à la maison. J’en profite pour lire les journaux et me reposer.

lereporter.ma

 

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One response to “Mohammed Mjid”

  1. Rivages says :

    Voila une grande personnalité de Safi….qui n\’a RIEN fait pour sa ville natale

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