Centrale thermique de Safi, Le tourisme a eu gain de cause!

· La mobilisation des élus a porté ses fruits

· Après arbitrage d’El Fassi, le projet sera éloigné de la station Souiria Lakdima

LA mobilisation des élus et de la population de Safi a porté ses fruits. En effet, les représentants de la ville qui ont tenu, mardi dernier à Rabat, une réunion avec le Premier ministre, Abbas El Fassi, et Nizar El Baraka, chargé des Affaires économiques et générales, ne sont pas revenus bredouilles. Ces derniers ont obtenu l’engagement du département d’El Fassi que le projet de la centrale thermique ne sera pas réalisé près de la station touristique de Souiria Lakdima (www.leconomiste.com). La vocation touristique de la région de Safi sera, par conséquent, préservée. Les investisseurs dans ce secteur retrouvent quelque peu le moral. «Le projet de la centrale thermique, et malgré toutes les mesures préventives annoncées, pose de gros problèmes pour l’environnement. Jamais on aurait pu convaincre les touristes que les cheminées thermiques, visibles de loin, n’auraient pas été polluantes», indique Miguel Mas Amengual, directeur d’Urbagolf. Rappelons que cette société espagnole compte aménager sur 300 hectares un mégacomplexe touristique, à Souiria Lakdima, à 30 km de Safi. Le projet, qui représente un investissement de 3,7 milliards de DH, a reçu, il y a à peine quelques semaines, le feu vert de la Primature. Selon les promoteurs, la nouvelle station devrait générer quelque 2.000 emplois. Par ailleurs, deux autres programmes d’envergure, sur 200 ha chacun, sont à l’étude. Les promoteurs sont deux groupes marocain et anglais qui sont aussi intéressés par le site. Et, aux dernières nouvelles, le groupe émirati Al Quadra Holding International est aussi en prospection dans cette zone. «D’où l’intérêt de se battre contre l’installation de la centrale. Le tourisme est générateur d’emplois et de richesses», affirme un élu de Safi.
Toutefois, le gouvernement ne renonce pas totalement au projet puisque d’autres sites d’implantation sont à l’étude. Il s’agit de Jorf Lasfar, et, dans ce cas, ce site accueillira alors deux centrales électriques au charbon. «L’autre alternative est la construction de la centrale près des unités industrielles et chimiques de l’Office chérifien des phosphates (OCP) à Safi, et ce dans le cadre d’un projet intégré», indique Mohammed Karim, président du Conseil de région Doukkala-Abda. Ainsi, la Primature tire son épingle du jeu et calme les esprits. Car, comme l’a souligné Abbas El Fassi, le Maroc est confronté à un véritable défi énergétique. Le développement du pays s’accompagne d’une forte demande en électricité. «Et il n’est nullement question de remettre en cause la croissance économique», souligne une source proche du dossier.

PAR :Mohamed RAMDANI

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