Dar Attaliba » de Safi. Une chance pour les étudiantes de milieu modeste

80 filles seront prises en charge à partir de la rentrée scolaire prochaine.Si tous les intervenants respectent leurs engagements, une nouvelle structure de solidarité verra le jour avant la fin de cette année, en l’occurrence “Dar Attaliba » de Safi. Mais avant d’atteindre cet objectif, beaucoup d’efforts ont été déployés .

 

L’association «Pour une université à Safi» a été constituée il y a dix ans et dont les initiateurs partaient d’un constat préoccupant de la situation de cette cité.
En effet, avec une Ecole supérieure de technologie, le tissu universitaire du chef-lieu de la région des Doukkala-Abda n’était plus en mesure de répondre aux différentes sollicitations des étudiants.

Ainsi, après quelques années de mobilisation pilotée notamment par ladite association, l’année 2003 a connu l’ouverture à Safi d’une Faculté poly-disciplinaire et une Ecole d’ingénieurs (ENSA).
Toutefois, un autre défi persiste : il s’agit des conditions de vie des étudiants universitaires de cette ville.

D’après S. Laqabi, président de l’association : «Notre diagnostic partait d’une logique simple: viser la catégorie la plus vulnérable, à savoir les filles issues du milieu rural et de familles pauvres. Toutefois, comme préalable à toute aide, elles doivent avoir un bon potentiel pour les études. C’est d’ailleurs cet aspect que nous voulons soutenir : aider les filles pauvres à s’en sortir par une méritocratie basée sur l’effort».

Ainsi, l’idée d’une résidence universitaire ou “Dar Attaliba » était née. Mais de l’idée à la réalisation du bâtiment, plusieurs obstacles étaient à surmonter. Heureusement, de la persévérance conjuguée à un bon projet ne peuvent qu’aboutir.

En effet, c’est selon une idée de Mohamed M’jid, président de la Fédération marocaine de tennis (FRMT), au cours d’une conversation ordinaire, que le bon tuyau a jailli : «Faites comme nous à Casablanca. Cherchez plutôt une petite école désaffectée…»
Et il y en avait avec les mutations démographiques des quartiers. La quête de la «bonne école» commença et fut fructueuse. Il s’agit d’une annexe indépendante de l’école Sidi Bouzid, composée de cinq classes, clôturée et proche des deux nouvelles structures universitaires. Ensuite, l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) au niveau de la province de Safi a débloqué les crédits nécessaires.

Les choses prirent un coup d’accélérateur avec la signature d’une convention de partenariat multipartite entre la wilaya, l’AREF des Doukkala-Abda, le MEN et l’association «Pour une université à Safi».

Actuellement, la grande partie des travaux a été achevée. La phase équipement, elle, est en cours avec le concours de nombreuses entreprises, notamment l’OCP et des ONG tel le Rotary Club de Safi. Les Conseils municipal et provincial se disent également prêts à prendre en charge une partie des frais qui seront occasionnés par l’accueil, à partir de la rentrée scolaire prochaine lors de laquelle 80 étudiantes sont attendues selon plusieurs critères de sélection.

Ces derniers vont du lieu de résidence de la future pensionnaire jusqu’à la situation économique de sa famille, en passant par son réel potentiel pour poursuivre des études supérieures. Car il s’agit beaucoup plus de donner une chance à celles qui pourraient l’exploiter à fond. «Nous ne cherchons pas seulement à offrir le gîte et le couvert mais aussi et surtout à accompagner un bon potentiel durant la période où il se décline en projet de vie», précise S. Laqabi.

À préciser aussi qu’une considération sera donnée aux handicapées et aux étudiantes étrangères, notamment celles d’origine africaine.

 

Une 2e tranche est prévue

80 filles auront, grâce à la conjugaison des efforts et de la bonne volonté de plusieurs personnes, la possibilité d’aller jusqu’au bout de leur scolarité et de pouvoir maîtriser et se forger un projet de vie loin de tous obstacles que connaissent certains étudiants dans les universités. Elles verront également, et surtout en l’ayant vécu, que “la courroie de solidarité » fonctionne toujours chez nous et elles pourront en faire une valeur cardinale de notre société.

Et puisque les bonnes intentions ont, elles aussi, besoin de médiatisation, une artiste de haut vol assume depuis peu la charge honorifique d’ambassadrice de “Dar Attaliba » de Safi: il s’agit de Naïma Lamcharki. Toutes les bonnes volontés sont donc appelées à soutenir ce projet.

 

 

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