El Jadida prospecte son patrimoine portugais

Affinités ethnologiques et culturelles existent entre le Maroc et le Portugal. On le sait, et c’est bien dans le but d’approfondir les recherches scientifiques entre les deux pays en la matière que l’on multiplie les conventions.

En effet, pas plus tard que la semaine dernière, trois autres ont été signées entre différents établissements et institutions des deux pays. La première entre l’université Chouaïb Doukkali et la faculté portugaise de Coimbra, la deuxième avec l’institut Camoes de Rabat et la troisième avec la direction régionale de la culture.
Les signatures ont été paraphées par Joao Gomes Cravinho, secrétaire d’Etat portugais aux Affaires étrangères et à la Coopération.
Les conventions ont pour principaux objectifs de promouvoir, d’une part, les recherches sur le patrimoine maroco-portugais. Première perspective, la réalisation d’un inventaire complet des édifices et des vestiges d’origine portugaise au Maroc. Pour rappel, la région Doukkala-Abda compte d’importants monuments portugais à El Jadida, Azemmour et Safi.
D’autre part, les partenariats permettront aux chercheurs scientifiques, aussi bien de l’université Chouaïb Doukkali que de la faculté de Coimbra de se doter des moyens nécessaires pour entreprendre des études pointues, explique Azeddine Karra, directeur régional de la culture. L’objectif est la création de groupes mixtes de prospection et de financer les projets de recherches dans le domaine. Par ailleurs, il a été convenu de la création d’une chaire pour l’enseignement de la langue portugaise à la Faculté des lettres d’El Jadida. Ce qui constituera un outil nécessaire pour accéder aux archives historiques existants au Portugal, dit Karra.
Il y a, en effet, différents aspects du patrimoine partagé entre les deux pays, qui restent encore inexploités. On rappelle, dans ce cadre, l’existence d’édifices islamiques au Portugal comme les murailles d’origine arabe de la ville Cintra ou encore la mosquée Mertola. En outre, l’on relève l’utilisation dans les deux pays d’instruments de musiques similaires dans les chants populaires. A l’exemple du «def», sorte de tambour de forme carrée, utilisé actuellement par des tribus berbères. Les mêmes techniques sont utilisées par les populations des deux pays dans le tissage traditionnel. A citer aussi, les antiques techniques pour les constructions en pisée.
L’historien Abdallah Fili s’était penché sur quelques aspects méthodologiques pour approcher les questions du patrimoine partagé entre le Maroc et le Portugal. Il a, alors, déploré le manque de recherches et d’études sur le patrimoine maroco-portugais qui est, pourtant, d’une grande ampleur.

PAR : Mohamed RAMDANI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :