L’école et les enfants : Quels dangers ? Une conférence organisée au siège de l’Alliance franco-marocaine

Devant un parterre constitué notamment de pédagogues, d’enseignants et éducateurs de l’enseignement des secteurs public et privé, le psychologue scolaire et chercheur, Najib Benchanaa, a donné vendredi dernier (17 octobre 2008) au siège de l’Alliance franco-marocaine de Safi une conférence sur « les enfants et l’école : quels dangers ? ».
Abordant le sujet, l’orateur commença d’abord par exposer certains problèmes courants posés de nos jours avec acuité dans nos écoles affirmant, de ce fait, l’abattement et l’exténuation pressentis aujourd’hui à la fois par les enseignants et par les élèves . Est-ce qu’on ne guerroie pas à l’école entre enseignants proprement dit et entre enseignants et apprenants, s’interrogea l’orateur ? C’est une réalité que nul n’osera contredire, dira-t-il, sachant qu’il s’agit, selon lui, d’un phénomène qui concerne toutes les composantes, ainsi que l’ensemble des partenaires impliqués dans les processus psychopédagogique et socioéducatif.

L’école, est-elle vraiment un asile de paix ? Pour répondre à la question posée, M. Benchanaa éclaira tout d’abord l’auditoire sur ce que c’est que l’école du point de vue macrosociologique et psychosociologique. Pour expliciter le premier point de vue, le conférencier s’étala en premier et longuement sur l’optique socioculturelle, définissant l’école comme étant alors une institution sociale pour la transmission de la culture. Selon l’optique socioéconomique, l’école est perçue comme étant un moyen de développement économique et de la promotion sociale.
Tandis que sur le plan psychosociologique l’école est conçue par contre comme étant un véritable champ de transactions, d’interactions, de représentations individuelles et collectives reliant tous les partenaires oeuvrant dans le cadre de l’institution scolaire.

Du point de vue psycho socio pédagogique, l’école se conçoit comme étant, non seulement, un espace d’échange dynamique (d’attitudes et de représentations) dont les deux pôles sont essentiellement l’enseignant et les apprenants, mais aussi un lieu où se tissent des rapports pouvant être marqués par la cohérence, l’homogénéité, la connivence collective, la communion, l’entente, la dislocation, la distorsion, le clivage, l’agressivité, les risques et périls… autant de pathologies scolaires.

A la question de savoir si l’école est vulnérable, la réponse est affirmative, selon M. Benchanaa qui confirme indubitablement que l’espace scolaire souffre de plus en plus de nombreuses pathologies.
A côté des élèves jugés comme normaux, il y a ceux qui sont qualifiés de difficiles citant à ce titre certains exemples, tels les cas de déviationnistes par rapport à la norme scolaire ; les inadaptés dont les enseignants se plaignent souvent ; les élèves qui n’arrivent pas à appréhender le travail scolaire quotidien ; les passifs quant à l’activité d’apprentissage ; ceux qui perturbent et dérangent (les hyperactifs) ou encore les introvertis; les timides par excès ; les évidents bagarreurs (enfants et adolescents criminels).

Autant dire que l’école est devenue un espace plus vulnérable et dont la situation prévalant dans la plupart des établissements scolaires suscite de nos jours et de plus en plus l’intervention des structures spécialisées, en l’occurrence les G.A.P.P, les psychologues scolaires. Dans toute situation de crise de l’école, ce sont souvent les psychologues scolaires qui sont sollicités pour résoudre les problèmes posés surtout si l’on sait que le domaine d’intervention d’une structure spécialisée est celui d’agir dans des cas de difficultés d’apprentissage, de troubles déficitaires de l’attention avec ou sans hyperactivité, de troubles de la conduite, de relation de retards mentaux, de troubles de développement, de déficiences physiques, de décrochage scolaire, de dépression, de troubles de la communication et du langage à l’image de la dysphasie et la dyslexie etc.

Il convient de rappeler qu’au cours de cette conférence, l’auditoire a eu l’occasion également d’être éclairé et suffisamment renseigné sur d’autres chapitres qui sont intimement liés à l’esprit même du thème présenté et pour ne citer alors que l’évaluation en psychologie scolaire.
En dépit de l’intérêt et l’importance que revêt cette stratégie qui constitue l’essence même du diagnostic, du suivi et de l’évaluation formative, celle-ci est malheureusement absente, ne possédant aucune place dans la vie scolaire de l’élève.
———————————————————————

Réhabilitation des établissements scolaires

L’Académie régionale de l’éducation et de la formation de la région de Doukala-Abda a élaboré un programme d’urgence pour la réhabilitation de 195 établissements scolaires au niveau de 103 communes rurales avec un budget global de 16 millions de DH.

Ce programme sera financé par l’Académie à hauteur de 14.040.768 DH, pour la réfection de 164 établissements scolaires, en plus d’un million de DH attribué par l’administration centrale pour la réhabilitation de 31 établissements supplémentaires, souligne le rapport de l’Académie, précisant que 85 établissements relèvent de la délégation provinciale de Safi avec une enveloppe de 7.080.200 DH et 79 établissements de la délégation provinciale d’El Jadida avec coût de 6.960.568 DH, prélevés sur le budget de l’Académie. Les opérations de réfection programmées au titre du budget de l’administration centrale concernent 12 établissements à Safi pour 800.000 DH, et 19 établissements El Jadida pour un coût de 1.200.000 DH.

Le rapport relève, en outre, que les responsables de l’Académie régionale de l’éducation et de la formation de la région Doukala-Abda, ont tenu des réunions avec la société Abou Dhabi Electricité et l’Office National de l’Eau Potable, qui ont été sanctionnées par la signature d’un accord de partenariat pour la réfection et la mise à niveau de 10 établissements dans la province d’El Jadida avec un budget de 895.000 DH, outre l’alimentation de tous les établissements concernés par ce programme en eau potable.
Par ailleurs, l’Initiative National pour le Développement Humain (INDH) au niveau de la province d’El Jadida contribue dans ce chantier à hauteur de 3.384.744 DH pour la réhabilitation de 7 établissements scolaires, alors que le conseil de la région participe à hauteur d’un million de DH (3 établissements) pour porter à 20 le total des établissements dont la mise à niveau est assurée par ces partenaires.
Le rapport souligne, d’autre part, que dans le cadre de l’opération de "Un million de cartables", l’académie régionale de l’éducation et de la formation de Doukala-Abda a bénéficié de 43.541 cartables distribués au niveau de tous les cycles d’enseignement dans six communes relevant d’El Jadida, et dix communes relevant de Safi.

 
Par Salah Zentar
 

One response to “L’école et les enfants : Quels dangers ? Une conférence organisée au siège de l’Alliance franco-marocaine”

  1. mounia says :

    Bonjour,Est ce que quelqu\’un a le contact de M. Najib BENCHANAA ?Merci

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :