Campagne agricole 2008-2009 : Une année prometteuse

“L’année 2008-2009 sera la meilleure de ces cinq dernières années et par ricochet cela devrait constituer un tremplin pour la réalisation des objectifs du Plan Maroc Vert", souligne, dans l’anonymat, un proche collaborateur du ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime. Un avis partagé aussi à la Direction Générale de l’Hydraulique. Pour cette dernière, "le Maroc a eu une année pluviométrique exceptionnelle qu’il va falloir capitaliser par une meilleure gestion". Les chiffres confortent cet optimisme. Ainsi au 23 janvier, la moyenne pluviométrique nationale se situait à 370 mm, soit deux fois la moyenne normale et 4 fois plus la campagne précédente. Ce qui s’est traduit par une grande quantité d’eau ayant été déversée dans les barrages de retenue. Ces ouvrages ont atteint un taux de remplissage de 69 %, soit 8,5 milliards de m3 d’eau alors qu’à la même époque, on était à 6,3 milliards de m3, soit 48 %. Certains petits et moyens barrages ont débordé pratiquement. C’est le cas notamment du barrage Hassan Addakhil dont la capacité s’élève à 320,8 millions de m3 et qui affiche 100% contre 46,2% en 2008. De même pour les ouvrages El Kensera, Ibn Battouta, Nakhla. Ou encore le barrage sur oued Za. Certains petits et moyens ouvrages débordent pratiquement. C’est le cas notamment du barrage Hassan Addakhil dont la capacité s’élève à 320,8 millions de m3 et qui affiche 100% contre 46,2% en 2008. De même pour les ouvrages El Kensera, Ibn Battouta, Nakhla. Ou encore le barrage sur oued Za. Toutefois, le niveau reste inégal selon les régions où malgré une hausse des réserves, on constate une manque. C’est le cas notamment d’Al Massira, grand barrage agricole d’une capacité de 2,65 milliards de m3 qui affiche un taux de remplissage de 21,1%. Une amélioration pour d’autres ouvrages qui dominent les régions du Loukkous, le Gharb, Doukkala-Abda ou encore Tadla-Béni Mellal.

Amélioration
Ces améliorations concernent le barrage Bin El Ouidane qui affiche un taux de remplissage de 60,1% contre 49,2%. Idem pour le barrage Ahmed El Hansali dont le niveau atteint 63,6%, contre 33,3 l’année dernière à la même époque. Ou encore l’ouvrage Idriss 1er qui a presque doublé son score en passant à 91,1% contre 46,2% à la même date en 2008.
Pour Al Wahda, autre grand barrage agricole dont la retenue s’élève à 3,7 milliards de m3, le taux de remplissage est passé à 85,3% contre 70,1% l’année dernière. Pour oued El Makhazine, dont la capacité s’élève à près de 700 millions de m3, il est passé à 89,3% contre 49,2% à la même date de l’année dernière. Dans ce contexte, la culture céréalière ne pouvait que se porter bien confirmant ainsi la thèse d’une bonne campagne en cours avec 5 millions d’hectares de blés et d’orges cultivés. À la Division de la culture céréalière, cette embellie pluviométrique permettra l’exécution du Plan Maroc Vert à travers la stratégie mise en place et qui se décline en des Plans Agricoles Régionaux au nombre de 16. Désormais, le maître-mot est progression et intensification. C’est-à-dire une agriculture intensive, solidaire et le transfert là où le besoin (manque d’eau) se fera sentir. La pluviométrie exceptionnelle a également interpellé les hauts responsables du pays. Ainsi il est question de mettre "un système météo hydrologique" destiné à optimiser l’alerte précoce et la prévention des inondations et des phénomènes naturels extrêmes est en phase de développement par le secrétariat d’État chargé de l’Eau et de l’Environnement (SEE). Ce système est conçu conjointement avec la Direction de la Météorologie nationale. Quant à la ministre de tutelle, elle devrait s’expliquer sur ce sujet dans les semaines à venir. In fine, l’amélioration des conditions climatiques semble profiter pleinement à la campagne céréalière nationale. Néanmoins, soutient un professionnel, le renchérissement du coût de certains intrants (notamment le carburant à usage agricole) risque d’entraver le développement des écoulements car "à défaut de mettre en oeuvre un processus d’optimisation de la chaîne de commercialisation, le secteur pourrait perdre en compétitivité en faveur des importations".

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