Le cinéma marocain honoré: Le cinéaste N. Lakhmari fêté par l’Association des anciens élèves du lycée Hassan II

La salle des professeurs du lycée Hassan II de Safi s’est avérée exiguë
pour contenir tous ces invités hôtes venus spécialement pour participer
à la cérémonie organisée dernièrement en l’honneur du cinéaste
Noureddine Lakhmari.
Honoré par l’association des anciens élèves du lycée Hassan II, le
récipiendaire, lui-même ancien élève de l’établissement précité, a été
reçu par une grande salve d’applaudissements. C’était alors une
occasion propice pour les uns et les autres de se remémorer dans la
joie et la ferveur tous ces souvenirs du bon vieux temps et se rappeler
de cette jeunesse vécue et partagée, des années durant, dans ce lycée
où Noureddine Lakhmari a décroché en 1984 son bac scientifique. Lors
d’une allocution improvisée à l’occasion, le président de l’association
des anciens élèves du lycée Hassan II, Abdelilah Rihani, s’est félicité
de cette initiative qui vise à fêter, selon lui, celui que d’aucuns
considèrent comme étant l’enfant prodige de la ville et un de ses
serviteurs dévoués. La contribution de Lakhmari dans la promotion de
l’activité cinématographique a été ressentie, a-t-il précisé, depuis
son accession dans le domaine du 7e art à travers un certain nombre
d’œuvres ayant enrichi la scène artistique. Lakhmari, toujours souriant
et courtois, a répondu à toutes les questions des personnes présentes.
Le débat engagé sous forme de question-réponse s’est articulé autour de
trois axes bien précis, en l’occurrence le volet artistique et créatif
du réalisateur, son enfance et son expérience.

En 1984,
Noureddine Lakhmari est parti en France pour poursuivre, selon le vœu
et l’avis de ses parents, ses études de pharmacie. Il s’est rendu à
l’Hexagone en compagnie de certains de ses condisciples présents ce
jour-là dans la salle à l’image de Radouane Bendahmane, Ali Atiq,
Badreddine Benchaâlane Youssef Chekkouri, Hafid, pour ne citer que
ceux-là. Pourquoi des études de pharmacie ? «Eh bien ! C’est parce que
cette spécialité me donnait la possibilité, a-t-il dit, de partir en
France avec le bénéfice d’une bourse.» Mais, contrairement au vœu de
ses parents, c’était le cinéma qui l’intéressait. Il rêvait de devenir
cinéaste. Lors de son séjour à Nancy, Noureddine Lakhmari a rencontré
une femme de nationalité norvégienne. Cette dernière lui a proposé de
l’accompagner à Oslo. Dans cette ville, Noureddine a rencontré alors
son ami Laâroussi. En compagnie de ce Safiot, il a mené, deux années
durant, une vie de l’émigré marquée par la solitude et la nostalgie.
Ces deux éléments ont influé sur les premiers courts métrages et même
sur tous les films que Lakhmari a réalisés. En effet, la condition
humaine a souvent été sa source d’inspiration. C’était à Oslo que
Noureddine Lakhmari a entamé sa carrière de cinéaste après une
formation à l’institut cinématographique. Il a réussi l’accès à cet
institut grâce à la présentation de deux cours métrages de 9 mm
intitulés «Appel à la mort» et «Combat silencieux».

Au cours
de ce débat mené à bâtons rompus, Noureddine Lakhmari a eu également
l’occasion de parler de certains de ses longs métrages à l’image du
film «Le regard» dont une grande partie fut tournée à Safi,
«Casanegra», un film sur la capitale économique et l’amitié, et «Al
Kadia» (l’affaire). Concernant l’absence de Lakhmari lors du festival
de Marrakech, ce réalisateur, primé à Dubaî et à Tanger, a précisé
qu’il était personnellement présent, mais n’y avait pas participé en
raison de l’avis malveillant de certaines personnes qui considéraient
«Casanegra» comme étant un film brutal, violent et vulgaire, ce qui n’a
rien de vrai.
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Reconnaissance

Au
cours de cette rencontre, où Noureddine Lakhmari a parlé de son
expérience dans le domaine de la production et du cinéma, des hommes de
culture, des enseignants et plusieurs autres personnalités ont apporté
de nombreux témoignages à l’égard de ce cinéaste. Cette rencontre a été
clôturée par la remise de plusieurs cadeaux et présents en guise de
souvenirs et de reconnaissance au récipiendaire pour tous les efforts
que ce dernier ne cesse de déployer pour le bien et l’intérêt de sa
ville natale, ainsi que pour son rayonnement.
PAR : Salah Zentar

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