Démolition des habitations menaçant ruine Al Omrane entame la 2e tranche du programme du quartier «Amouni»

L’opération engagée par Al Omrane-Safi visant la démolition des blocs
de maisons inhabitées du quartier Ammouni (Trab Sini) a déjà été lancée
depuis le 11 f évrier.
Le démarrage effectif des travaux a suscité beaucoup de satisfaction
auprès des populations résidant à proximité dans la mesure où les
habitants avoisinants n’auront plus à se plaindre de ces vestiges
transformés par la force des choses en des refuges squattés par les
SDF. Lancée dans le cadre de la deuxième tranche du quartier « Amouni
II », cette action portant pratiquement sur la démolition de l’ensemble
des blocs jusqu’ici évacués aura également pour effet d’éviter les
risques d’effondrement et épargner tous les dangers que cela puisse
avoir éventuellement sur les vies humaines. Pas moins de 430 ménages
sont concernés par l’évacuation de ces lieux qui ont tendance à être
entièrement rasés. Cette opération de démolition est la première action
entamée dans le cadre de cette 2e convention déjà signée par les
parties intéressées dont l’objet est le relogement des ménages précités
au site d’accueil au quartier « Kaouki ». Cette deuxième tranche, dont
les travaux de construction viennent d’être entamés par Al Omrane,
s’inscrit dans le droit fil du projet « TRAB SINI », quartier menacé
d’effondrement et déclaré depuis 1996 comme étant zone sinistrée.

L’historique
et la genèse de ce projet remontent aux années 90 lors de l’apparition
des fissures et délabrements sur bon nombre de façades d’habitations
situées tout au long d’une falaise, elle-même menacée d’effondrement en
raison du phénomène sans cesse croissant de l’érosion marine. Toutes
les études établies dans ce sens ont bel et bien affirmé les risques
d’effondrement de cette partie de la falaise qui s’étend à partir de
l’extrémité sud du château de mer sur environ 6 km. Il s’agit, en fait,
d’une falaise constituée d’un gré dunaire lié par un ciment calcaire
avec la présence des passages notamment peu cimentés. Soumise
continuellement aux effets de la mer, la falaise devint la proie d’une
érosion progressive affectant sérieusement les parties les plus
sensibles. L’état de cimentation variable du rocher en place et
particulièrement au pied de la falaise, ainsi que l’attaque non
homogène des houles, font que les zones les plus érodées soient
essentiellement les plus faiblement cimentées.

Et, c’est ce
qui explique tous ces effondrements survenus dans ces endroits où le
phénomène de l’érosion est très avancé et également là où des grottes
de dimensions variables se sont formées à l’intérieur de la falaise.
Partant de ce constat, il s’avérait alors que tous les équipements
d’infrastructure qui sont érigés sur la falaise ou situés à proximité
sont aussi exposés à l’avilissement et dégradation au même titre que le
quartier « Trab Sini » (Amouni). Parmi ces équipements, il y a lieu de
citer le château de mer, la voie ferrée reliant le complexe chimique au
port, les constructions à usage d’habitation, ainsi que le pipeline
transportant l’ammoniac du port aux usines OCP. Cette conduite n’est
plus en service depuis le transfert de l’ammoniac au port Jorf Lasfar.
Nombreuses sont, par ailleurs, les actions dès lors engagées en faveur
de ce quartier aussi mythique de la ville. En plus des opérations de
recasement réalisées par la délégation provinciale de l’habitat
notamment en 1965 au profit de 121 ménages, en 1975 (218 ménages) et en
1985 (150 ménages), Al Omrane-Marrakech lança en 1999 en partenariat
avec le conseil communal de Safi le programme visant le relogement de
400 ménages dont les habitations érigées sur cette partie de la falaise
longeant le quartier Trab Sini (Amouni) sont réellement menacées
d’effondrement.

La première tranche de ce programme portant
sur la construction donc de 400 logements sociaux, réalisée moyennant
un investissement de 36 millions dirhams dont 12 millions dirhams sur
le budget général de l’Etat, a déjà été achevée depuis décembre 2006
suivie de l’opération d’attribution et transfert des ménages concernés
au site d’accueil au quartier Kaouki. Pour ce qui est de la deuxième et
dernière tranche de ce programme, force étant de reconnaître que les
travaux de construction de 430 unités sont déjà en cours de réalisation
par Al Omrane Safi qui, selon Khadija El Ouardighi, inspectrice
régionale de Doukkala-Abda, pourraient être livrées bien avant la fin
de l’année en cours. La réalisation de cette 2e tranche du projet
«Amouni» nécessitera un investissement de 51,70 millions dirhams dont
une partie (22,5 millions dirhams) sera entièrement supportée par le
budget général de l’Etat. Une superficie de 2,8 ha est prévue donc pour
être entièrement rasée. Toutes les bâtisses menaçant ruine seront
totalement démolies sur cette partie qui servira après tout de
prolongement à cette corniche que la commune urbaine a abandonnée à son
triste sort.

Agences urbaines

Le secrétaire d’Etat chargé du Développement
territorial, Abdeslam Al Mesbahi, a appelé à Safi, les agences urbaines
à accélérer la couverture du territoire en documents d’urbanisme, tout
en rompant avec leur rôle traditionnel consultatif. Les agences
urbaines sont appelées, aujourd’hui, notamment dans le cadre des grands
chantiers d’urbanisation ouverts dans l’ensemble des régions du
Royaume, à accélérer la couverture en documents d’urbanisme et à ouvrir
d’autres zones d’urbanisation, a affirmé M. Al Mesbahi, qui coprésidait
avec le wali de la région de Doukkala-Abda, gouverneur de la province
de Safi, Larbi Sabbari Hassani, les travaux de la 7e session du conseil
d’administration de l’agence urbaine de Safi. Il s’agit aussi d’assurer
le respect des nouvelles caractéristiques de l’habitat social et
l’intégration de nouvelles techniques notamment les énergies
renouvelables et la maîtrise des délais d’octroi de permis à travers la
généralisation du guichet unique, a-t-il ajouté.

M. Al Mesbahi
a appelé les agences urbaines à poursuivre la réhabilitation des tissus
anciens se félicitant à cet égard de l’établissement de la "Charte
architecturale urbanistique" qui vise à préserver le patrimoine
historique de l’ancienne médina de Safi. Il a également mis l’accent
sur l’importance du secteur du bâtiment et travaux publics dans
l’économie nationale, notant à cet égard que les investissements dans
le secteur ont atteint 110 milliards de dirhams à fin 2008, contre 98
milliards en 2007. Le secteur génère des recettes fiscales de 21 MMDH,
soit 14 % du total des recettes, et emploie 600 000 personnes, a-t-il
indiqué.
PAR : Salah ZENTAR

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