Festival d’été de Safi. A six ans Fatima Zahra Haddad fascine le public

C’est d’un pas assuré et d’un regard pur et sincère, parce qu’elle est
encore en bas âge, que la prodige Fatima Zahra Haddad s’est perchée sur
la scène de la cérémonie d’inauguration du Festival «Eté de Safi 2009»,
pour interpréter des Kassida de l’art du Malhoun avec une voix hors du
commun.

Accompagnée de l’ensemble de «l’Association Haj Mohamed Ben Ali
Mesfioui» et de «l’ensemble féminin de l’art du Malhoun», Fatima Zahra
habillée d’un kaftan traditionnel qui lui sied à merveille, a enchanté
l’auditoire avec sa voix d’ange en harmonie avec les rythmes lancinants
et mélodieux que requièrent les kassidas du malhoun lorsqu’il s’agit de
les interpréter.

Elle a fait montre aussi d’une capacité à
chanter de longs textes dans une langue châtiée et truffée
d’aphorismes, l’arabe, que les grands maîtres de cet art peinent à
apprendre.

Nullement perturbée par la réaction du public mais au
contraire une complicité et une communion affichées avec lui, la
prodige se livrait au jeux des mains et de pieds millimétrés comme le
ferait une grande star, notamment lorsqu’il s’agissait de reprendre les
refrains de l’ensemble musical, qu’elle accompagnait tantôt pour
interpréter un morceau précis, tantôt pour répéter un autre.

Une maîtrise sans pareille de l’art du Malhoun qui a fait oublier à l’auditoire l’âge de la jeune chanteuse.

Le
public a applaudi longuement la prestation magnifique de cette virtuose
de la ville de Safi donnée en offrande musicale du Festival au public
de Safi, connu pour être un passionné des arts authentiques.

Dans
une déclaration à la MAP, le père de Fatima Zahra Hddad, un féru du
malhoun comme sa fille, a indiqué que «cette maîtrise et cette attache
qu’a Fatima Zahra pour cet art s’expliquent par son adhésion à une
association de la musique existant au sein de son école où elle suit
des cours encadrés par un professeur de musique».

«Ma petite
fille n’a adhéré à cette Association «Tifaouine», seulement cette
année, et malgré cela elle a appris et interprété de nombreuses
kassidas du Malhoun et reçu plusieurs prix d’encouragement», a-t-il
ajouté.

Sur des rythmes du Malhoun et des panégyriques du
Prophète Sidna Mohammed, les activités de cette 1re édition du Festival
initié par la commune urbaine de Safi sous le thème «la patrimoine
local au service du développement» (5 jours), se sont poursuivies sur
la place Moulay Youssef.

La cérémonie d’inauguration de la 1re
édition du Festival a été rehaussée par des chants de louanges dédiés
au Prophète Sidna Mohammed par «l’Association Haj Mohamed Ben Ali
Mesfioui», et en particulier le morceau musical chanté et intitulé «O
passionnés» présenté avec une véritable maîtrise par la jeune chanteuse
Nouzha Fariss, «l’ensemble Ahbab» de l’art du samaâ et madih et
«l’ensemble Ahbab El Ghiwane».

Au menu de cette 1re édition
figurent, outre des activités sportives et distractives et des
présentations de pièces de théâtre, des soirées animées par une élite
des groupes et troupes artistiques locales, ainsi que des séminaires
scientifiques et religieux portant sur le «Ramadan», «le diabète», «le
rôle des scientifiques dans la préservation de la paix spirituelle» et
«la personnalité de l’érudit Abi Mohamed Saleh».

De nombreuses
troupes vont par ailleurs se produire sur la place Moulay Youssef dont
celle de «Bambara de l’art gnaoui», «l’ensemble Lahssen Benbrahim»,
«l’ensemble Ghafrane de l’art gnaoui» et «l’ensemble Tighaline».
MAP

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